Anxiogene_

Les Beaux Monstres_

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mwmjsrjsamjlrbaqosa Good Morning my Children

L’imaginaire est une annexe de la solitude

Je suis trop imprégnée de toi, même les heures d’avion ne parviennent pas à t’éloigner. Je te transpire, je te jouis, je te pleure, et dans le froid je te souffle avec la buée qui s’échappe de ma bouche. Tu peux partir, je t’habiterai toujours, je te vivrai comme une aventure, une randonnée vers un pôle que nous ne rattraperons jamais, tant il dérive, s’enfuit, tant il quitte parfois la terre et nous nargue dans les airs comme une lune basse.

Avec des années je suis devenue toi,

Une tentacule de ton corps, un organe surnuméraire, une succursale dont tu serais la maison mère. Je t’aime trop, tu es comme une fièvre d’Afrique, tu me montes à la tête comme un alcool de fruit. Tu es mon euphorie, ma tristesse, et la seule langue que je parle, une langue que personne ne comprendra un jour, une langue étrangère à tous les langages des hommes, une langue muette pour toutes les oreilles de l’univers. Je mène ta vie, on dirait que je suis tombée en toi comme une goutte d’eau, et jamais personne ne me retrouvera.

Hiroshima Mon Amour

Je te rencontre.
Je me souviens de toi.
Qui est tu ?
Tu me tues.
Tu me fais du bien.
Comment me serais je doutée que cette ville était faite à la taille de l´amour ?
Comment me serais je doutée que tu étais fait à la taille de mon corps même ?
Tu me plais. Quel événement. Tu me plais.
Quelle lenteur tout à coup.
Quelle douceur.
Tu ne peux pas savoir.
Tu me tues.
Tu me fais du bien.
Tu me tues.
Tu me fais du bien.
J´ai le temps.
Je t´en prie.
Dévore-moi.
Déforme-moi jusqu´a la laideur.
Pourquoi pas toi ?
Pourquoi pas toi dans cette ville et dans cette nuit pareille aux autres au point de s´y méprendre ?
Je t´en prie…