L’imaginaire est une annexe de la solitude
Avec des années je suis devenue toi,
Une tentacule de ton corps, un organe surnuméraire, une succursale dont tu serais la maison mère. Je t’aime trop, tu es comme une fièvre d’Afrique, tu me montes à la tête comme un alcool de fruit. Tu es mon euphorie, ma tristesse, et la seule langue que je parle, une langue que personne ne comprendra un jour, une langue étrangère à tous les langages des hommes, une langue muette pour toutes les oreilles de l’univers. Je mène ta vie, on dirait que je suis tombée en toi comme une goutte d’eau, et jamais personne ne me retrouvera.
Biennale de Lyon, Agonie Terminale
30/10/2011 - 18h37
“Tu peux y aller, pourquoi tu es si bouleversé, dis-moi?
- …
- T’as passé le trajet à essayer de me réconforter, dis-moi ce qu’il y a, j’essaye d’être gentil là.
- Il y a un bonheur qui compte à mes yeux, une personne, pour qui je donnerai mon âme, cette personne c’est toi.”
Hiroshima Mon Amour
Je te rencontre.
Je me souviens de toi.
Qui est tu ?
Tu me tues.
Tu me fais du bien.
Comment me serais je doutée que cette ville était faite à la taille de l´amour ?
Comment me serais je doutée que tu étais fait à la taille de mon corps même ?
Tu me plais. Quel événement. Tu me plais.
Quelle lenteur tout à coup.
Quelle douceur.
Tu ne peux pas savoir.
Tu me tues.
Tu me fais du bien.
Tu me tues.
Tu me fais du bien.
J´ai le temps.
Je t´en prie.
Dévore-moi.
Déforme-moi jusqu´a la laideur.
Pourquoi pas toi ?
Pourquoi pas toi dans cette ville et dans cette nuit pareille aux autres au point de s´y méprendre ?
Je t´en prie…
Wanda



